Je ne voyais que des yeux plissés de fatigue, des lèvres gercée, des joues creuses, des cheveux trop longs, trop abîmés, gras et en bataille. Des yeux inexpressifs, une bouche pâteuse, un visage d'un blanc translucide. La seule image que me renvoyait ce stupide mirroir. Une douleur sourde, un mal invisible. Ce soir là, j'avais préféré m'oublier. Je me suis allongée sur le sol froid et dur, puis j'ai été morte le temps de quelques heures, pour renaître à l'aube. Je n'avais plus essayé de voir autre chose qu'une fille trop maigre dans le miroir après ça. Je ne m'étais plus approcher des miroirs. J'était morte, morte de l'intérieur. Et y'avait déjà plus rien à faire.